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Le palais de Tokyo (1937)

Avenue du Président-Wilson

palais de tokyo vue aérienne

En 1932, Louis Hautecœur, conservateur du musée des Artistes vivants, alors à l’étroit dans l’Orangerie du Luxembourg, propose la construction d’un musée d’Art moderne. L’idée rejoint le souhait de la Ville de Paris de scinder les collections du Petit Palais afin de créer un musée d’Art moderne, dédié aux courants artistiques du XXe siècle. C’est ainsi le projet d’un vaste « palais des musées d’Art moderne », l’un administré par l’État, l’autre par la Ville de Paris, qui se concrétise deux ans plus tard. Le concours d’architecture ouvert en 1934, où rivalisent Tony Garnier, Le Corbusier et Robert Mallet-Stevens, consacre l’équipe de Jean-claude Dondel et André Aubert, associés à deux architectes expérimentés, Paul viard et Marcel Dastugue.

Confrontés à un terrain irrégulier et en forte dénivellation, les architectes séparent le bâtiment en deux ailes perpendiculaires à la Seine, qui encadrent une large percée ouverte sur le fleuve. Ces deux ailes, correspondant aux deux musées, sont reliées entre elles par un portique d’honneur formant péristyle, qui débouche sur des terrasses et des emmarchements en descente vers les berges de la Seine. D’une ossature en béton, masquée, à l’extérieur, par des dalles de calcaire, le palais de Tokyo allie classicisme et modernité : symétrie, simplicité des lignes, symétrie, sculpture ornementale clairement distribuée.

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Alfred-Auguste Janniot (1889-1969)

Allégorie à la Gloire des Arts (détail : La Poésie lyrique et La Danse ou Terpsichore), vers 1937, pierre, Paris, palais de Tokyo

Chef-d’œuvre de l’architecture des années 1930, où l’on retrouve le caractère monumental du palais de Chaillot, le palais de Tokyo présente une riche décoration sculptée à thème mythologique et allégorique, centrée sur la figure d’Apollon musagète, dieu des arts, et sur celles des centaures et des nymphes qui l’entourent et accompagnent la déambulation du visiteur.

Sur les murs de soutènement qui encadrent l’escalier reliant la cour inférieure au grand patio central, le sculpteur Alfred-Auguste Janniot (1889-1969) exécute un spectaculaire et monumental bas-relief en pierre : il représente une Allégorie à la gloire des arts dit aussi La Légende de la Terre et de la Mer.

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Alfred-Auguste Janniot (1889-1969)

Allégorie à la Gloire des Arts (détail : La Muse Erato, muse de la Poésie amoureuse, qui incarne la fécondité associée aux hyménées), vers 1937, pierre, Paris, palais de Tokyo

 Ce palais, construit pour l’Exposition internationale de 1937, est inauguré par le président de la République Albert Lebrun et dénommé « palais de Tokyo ». Cette année-là, l’édifice accueille cependant une rétrospective de l’art français depuis le Moyen Âge, laissant au Petit Palais le soin de présenter une exposition consacrée aux « maîtres de l’art indépendant 1895-1937 ».  

Prévue en 1939, l’inauguration des musées d’Art moderne intervient en 1942. Mais c’est à la libération que leur activité reprend par l’organisation d’expositions. La véritable inauguration du musée National d’Art moderne se déroule par ailleurs en 1947, lorsque l’institution intègre le « Musée des Écoles étrangères » du Jeu de Paume. En 1977, le musée National d’Art moderne est transféré à Beaubourg, Centre Georges-Pompidou.       

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