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Le domaine de Bagatelle (1777-1781)

Route de Sèvres à Neuilly (bois de Boulogne)

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Jean-Charles KRAFT (1764-1833)

Plan du parc de Bagatelle avec des vues du petit pont chinois, du grand pont de bois, de la tente chinoise et du pavillon du philosophe, in : Recueil d’architecture civile, Paris, 1812

C’est au début du règne de Louis XVI que le comte d’Artois fit l’acquisition du petit domaine où la maréchale d’Estrées avait autrefois pris l’habitude de recevoir ses hôtes à l’occasion de discrètes soirées galantes. Depuis ce temps, le pavillon d’Estrées était passé entre les mains de la marquise de Mauconseil, puis entre celles du prince de Chimay, capitaine des gardes du comte d’Artois, qui revendit la propriété le 1er novembre 1775. 

Le comte d’Artois transforma cette modeste propriété en un somptueux domaine à la suite d’un pari avec Marie-Antoinette, selon lequel le prince assura à la reine qu’il bâtirait un « palais de fée » pendant le séjour de la cour à Fontainebleau. Chargé de mener les travaux en 1777, François-Joseph Bélanger (1744-1818), premier architecte du comte d’Artois, dirigea près de mille ouvriers qui, s’afférant jour et nuit, terminèrent l’érection d’un nouvel édifice et l’aménagement d’un jardin régulier à la française.

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Vue de la pièce d’eau des cygnes noirs

Un vaste jardin pittoresque à l’anglaise fut également aménagé sur des terrains situés à l’est du domaine baptisé « Bagatelle ». De 1778 à 1780, Bélanger s’occupa de la décoration intérieure et de l’ameublement du pavillon, puis poursuivit la réalisation des jardins jusqu’en 1781.

Conformément au type « anglo-chinois », ce vaste jardin pittoresque jalonné de fabriques constituait un cadre apparemment naturel et sauvage, dans un esprit déjà romantique, où les grottes, les rochers et les cascades formaient autant de surprises que les fabriques d’inspiration extrême-orientale. Pour mener à bien ce projet, l’architecte Bélanger s’associa à l’Ecossais Thomas Blaikie.

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La pièce d’eau des cygnes noirs, vu du rocher-grotte

Le rocher-grotte de la pièce d’eau des cygnes noirs, accessible par un chemin dissimulé derrière la végétation, constitue l’un des vestiges du jardin d’illusion de Blaikie.

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Louis Bélanger (1756-1816)

Vue du pavillon de Bagatelle, aquarelle, marché de l’art 

Le visiteur pénétrait sur le domaine de Bagatelle par une barrière rustique, située du côté du bois de Boulogne. Il empruntait un grand chemin sinueux à travers un jardin sauvage, qui aboutissait à une avant-cour en hémicycle, séparée d’une première cour par deux pavillons de garde. Cette première cour, flanquée d’écuries et d’offices, était fermée par le pavillon des pages, dont le porche portait une inscription rappelant celle signalant la maison du poète L’Arioste, à Ferrare : « PARVA SED APTA » (« petite mais faite pour moi »).

Passé ce porche, le visiteur accédait à la Cour d’honneur, délimitée par une terrasse, au nord, et des murets en meulière, laissant un passage pour la promenade, à l’est et à l’ouest. Le jardin régulier à la française s’étendait derrière la terrasse de la « folie d’Artois ». Par l’un des passages, à l’est, le visiteur pouvait en revanche rejoindre le jardin pittoresque et découvrir les fabriques aménagées par Bélanger et Blaikie.

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Jean-Baptiste Maréchal

Pavillon de Bagatelle, fin du XVIIIe siècle, dessin à la plume et lavis à l’encre brune, BNF, Estampes

 Le domaine de Bagatelle fut épargné par la Révolution, mais confisqué et loué à des organisateurs de divertissements populaires, puis vendu et transformé en guinguette. En 1806, Napoléon le racheta pour en faire un pavillon de chasse. A la chute de l’Empire, le comte d’Artois, désormais Charles X, reprit possession de ses biens, mais laissa Bagatelle à son fils, duc de Berry.

Incluse dans la liste civile de Louis-Philippe, puis retirée, la propriété fut finalement vendue, en 1836, au richissime Lord Richard Seymour, comte de Yarmouth (1772-1842), marquis d’Hertford. Grand amateur d’art, le comte de Yarmouth avait rassemblé une fabuleuse collection de tableaux, de meubles, de porcelaines. A sa mort, en 1842, Bagatelle passa entre les mains de son fils Richard Seymour-Conway (1800-1870), qui augmenta la superficie de la propriété par l’acquisition d’une partie de l’ancien domaine du château de Madrid, au nord, et de terrains situés plus au sud. Le nouveau Lord Hertford entoura également le domaine d’un mur de pierre infranchissable. Bagatelle devint, à partir de 1848, sa demeure de prédilection.

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La maison du jardinier en chef

En 1864, lord Hertford confia à son architecte Léon de Sanges l’édification de nouvelles écuries et d’une maison de jardinier, dans un style rustique mêlant briques et pans de bois faisant écho aux pavillons forestiers du bois de Boulogne.

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L’entrée néo-Louis XV, du côté de l’allée des Acacias

Il avait auparavant demandé au même Léon de Sanges de bâtir, à l’est du domaine, du côté de l’allée des Acacias, une spectaculaire grille de style néo-rocaille qui remplaça l’ancienne barrière rustique du comte d’Artois, dont il ne subsiste que le vaste rond-point en demi-lune. Derrière la grille, l’architecte édifia également un pavillon de gardien d’inspiration rocaille, à pans coupés curvilignes.

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En 1865, les architectes Fayer et Gagnard élevèrent une nouvelle orangerie d’aspect assez classique, au sud du parc, devant laquelle de riches parterres de fleurs furent aménagés. La façade principale du bâtiment, à refends, présente une longue aile percée de baies en plein cintre; son toit est bordé d’une balustrade de pierre, qui supporte six vasques ornementales correspondant aux avant-corps en léger ressaut.

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Dahlias pourpres et lantanas rose-orangé des parterres de l’orangerie de Bagatelle   

Lord Hertford confia enfin à Louis-Sulpice Varé (1803-1883), architecte-paysagiste du bois de Boulogne, le soin de réunir les anciens jardins aux parcelles nouvellement acquises. Le paysagiste s’éloigna alors du jardin pittoresque initial : il dessina notamment une vaste pelouse, entourée d’allées sagement sinueuses. Il supprima alors les fabriques du XVIIIe siècle, fort délabrées, qui ne sont plus connues aujourd’hui qu’à travers les gravures du Recueil d’architecture civile (1812) de Kraft.

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La gloriette de la grotte des Quatre Vents

Des rocailles furent toutefois remployées à l’occasion de nouveaux aménagements. La roche à jour de la maison des Philosophes, à laquelle le promeneur accédait par un escalier à vis, protégé d’un parasol (voir le plan et les vues reproduits en tête d’article), fut ainsi préservée. Une  gloriette en fer forgé se substitua au « petit bâtiment gothique » initial. Un semblable escalier à vis, également en fer forgé, puis une passerelle, permet d’accéder à la gloriette et de jouir d’un splendide point de vue sur le jardin à l’anglaise.

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Le vase au faune, vu de la gloriette

  Dans les massifs et au bord des plates-bandes, Lord Hertford fit disposer de grands vases moulés sur ceux de Versailles, mais aussi des vases authentiques provenant de Vaux. De la gloriette, le promeneur peut encore contempler un grand vase en bronze, dont les anses retombent sur une tête de faune.   

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Maurice Achener

Vue de Bagatelle sous la neige, 1926, pastel, sanguine et craie blanche, musée du Domaine départemental de Sceaux 

A sa mort, en 1870, Lord Hertford légua sa fortune personnelle et la totalité de ses collections à son fils naturel, Richard Wallace. En 1872, celui-ci engagea des travaux de remise en état des bâtiments, endommagés par la guerre franco-prussienne.

Dès 1872, Richard Wallace fit abattre le pavillon des pages pour agrandir la Cour d’honneur et dégager la vue sur le petit château de Bélanger. Il remplaça le pavillon des pages par deux pavillons de gardien, de part et d’autre d’une allée centrale filant jusqu’au bâtiment principal.

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L’une des terrasses latérales de la Cour d’honneur, avec le « Trianon » de Bagatelle (1873)

Wallace fit élever, parallèlement à la Seine, deux longues terrasses équivalentes à la terrasse du petit château. Sur la terrasse orientale, Richard Wallace fit édifier, par De Sanges, un « grand pavillon », dit « Trianon de Bagatelle », qu’il destinait à la présentation de ses précieuses collections d’œuvres d’art.

Ce bâtiment tout en longueur comprend un avant-corps en nette saillie, dont la partie centrale est occupée par un péristyle scandé de colonnes à chapiteau ionique, groupées par deux et disposées sur de hauts piédestaux. Reformulant l’architecture versaillaise, le « Trianon de Bagatelle » est couvert d’un toit plat, masqué par une balustrade, qui couronne chacune de ses façades. Le « Trianon de Bagatelle » est aujourd’hui un lieu d’expositions temporaires.  

PAVILLON BAGATELLE

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D’une grande simplicité selon le goût du début du règne de Louis XVI, le petit château érigé par Bélanger à Bagatelle (« folie d’Artois ») adopte un plan massé, à la manière des « cazins » de Palladio, qui avaient essaimé en Italie et en Angleterre.

La façade comprenait à l’origine un rez-de-chaussée et un étage bas terminé par une corniche à modillons, ornée de rosettes, et un attique décoré d’un bas-relief. Deux niches à sculpture, surmontées de médaillons décoratifs en stuc, encadraient la porte. De part et d’autre, deux colonnes signalaient l’entrée : elles supportaient un entablement, doublé d’une archivolte.  

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Après 1870, Richard Wallace fit modifier sensiblement l’ordonnance : suppression de l’archivolte, de même que des médaillons, agrandissement des fenêtres de l’étage, création d’un balcon avec appui, surélévation de l’attique et disposition d’une balustrade entourant la toiture, application de pilastres cannelés soulignant les travées et les angles de l’édifice. 

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En outre, l’inscription « PARVA SED APTA » du pavillon des pages fut déplacée sur l’attique du petit château. Au-dessus, le relief rectangulaire représentant des sphinges ailées autour d’un médaillon figuré dans un décor de rinceaux fut fort heureusement conservé.

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L’escalier menant aux terrasses du petit château de Bélanger est toujours gardé par deux sphinx, qui ne sont toutefois plus les sculptures originales. Celles-ci (deux sphinx coiffés « dans le style égyptien », sculptés en pierre de Conflans par Philippe-Laurent Roland entre 1778 et 1780), furent retirées en 1904 et retrouvées au château de Bonnemare, dans l’Eure (Normandie). Elles ont récemment regagné Bagatelle et flanquent désormais l’escalier de la terrasse latérale menant au « Trianon » 

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Du côté du jardin régulier, la façade du petit château de Bagatelle présente un avant-corps formant une rotonde et deux bas-côtés comprenant un rez-de-chaussée et un étage bas. La rotonde était à l’origine percée de grandes baies cintrées, toutes couronnées d’un buste sur console à leur sommet. Au-dessus de la corniche à modillons, seules les travées centrales étaient surmontées d’un attique orné de reliefs et coiffé d’un dôme. Les mêmes modifications sont apportées à cette façade : attique surélevé, balustrade à la base du toit, fenêtres agrandies, pilastres cannelés.

En outre, des guirlandes décoratives sont apposées sous les fenêtres et des bustes, disposés dans des niches rondes, au-dessus des baies de la rotonde.

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De la terrasse, des escaliers mènent vers les parterres du jardin régulier. Répondant aux sphinx de la façade principale, deux sphinges chevauchées par des putti tenant des guirlandes végétales, placées sans doute à la fin du XIXe siècle, flanquent la rotonde du pavillon.    

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Vue du pavillon de Bagatelle depuis la pièce d’eau des nénuphars

Richissime philanthrope à l’origine des fameuses fontaines installées à Paris, Richard Wallace s’éteignit à Bagatelle en 1890. Par voie testamentaire, Lady Wallace, sa veuve, légua les collections d’œuvres d’art de son époux à la nation britannique, sous réserve de leur consacrer un musée (actuelle Wallace collection). Héritier de Bagatelle, John Murray Scott, ancien secrétaire de Lord Hertford, se révéla moins scrupuleux : il rechercha en effet à vendre de premières parcelles au plus offrant et à disperser en vente les sculptures du jardin disposant d’une valeur marchande.

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Il vendit par exemple les dix sculptures du Gouvernement qui ornaient le pavillon des Pages, plus exactement les niches de sa façade tournée vers la Cour d’honneur. Trois sculpteurs les avaient taillées en pierre de Conflans : Daniel Auger (Le SecretLa Fidélité, ApollonCérès et une Prêtresse), Simon Seindit (trois autres figures, dont une Hébé et deux nus masculins, peut-être Pâris et Mars) et Nicolas-François-Daniel Lhuillier (Clio, muse de l’Histoire et Flore).

En 1872, après la destruction du pavillon des pages, ces dix statues avaient très probablement été distribuées dans le parc, avant d’être vendues en 1904. Retrouvées au château de Bonnemare, avec les sphinx de Roland, elles occupent désormais le pourtour de l’avant-cour circulaire qui précède les pavillons de gardien.

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Simon Seindit 

Hébé, 1778-80, pierre de Conflans, Paris, domaine de Bagatelle, avant-cour circulaire.

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La roseraie

En 1904, la Ville de Paris, opposée à la vente de Bagatelle, proposa d’acquérir le domaine. Elle confia sa réhabilitation à son conservateur des Parcs et Jardins, Jean-Claude Nicolas Forestier (1861-1930). Celui-ci fit planter la roseraie, le jardin des Présentateurs et le jardin d’Iris.

La roseraie de Bagatelle, inaugurée en 1907, à l’occasion du premier concours international de roses nouvelles, fut plantée sur les conseils de Jules Gravereaux, qui avait créé celle de L’Haÿ-les-Roses. La roseraie de Bagatelle occupe un grand carré, au sud-ouest du parc, divisé en parterres et en allées, orné d’ifs taillés en cône, flanqué de grandes demi-lunes sur deux côtés, dont l’une est doublée par un treillage.

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Le pavillon de l’Impératrice

Un kiosque « chinois », accessible par deux chemins montants, se dresse sur un côté de la roseraie. Il dominait initialement un manège destiné aux leçons d’équitation du prince Louis-Napoléon. C’est Lord Hertford, proche du couple impérial, qui le fit édifier sur un promontoire, afin de permettre à l’Impératrice Eugénie de suivre les progrès de son fils.

De plan octogonal, le kiosque dit de l’Impératrice repose sur des piliers ornés d’un décor à jour, qui encadre chaque ouverture. Des consoles supportent le grand toit couvert d’ardoises et bordé d’une frise de lambrequins. Ce grand toit supporte, à la manière des pagodes chinoises, un petit lanternon dont le toit d’ardoises se termine par un faîteau. Une balustrade en bois relie les piliers du lanternon, également souligné de frises de lambrequins.

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L’intérieur du kiosque de l’Impératrice

Dans le même ton gris-bleu, le fond du kiosque de l’Impératrice est décoré de panneaux qui reprennent en taille d’épargne les arabesques et les rinceaux du décor à jour.

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La roseraie, vue du kiosque de l’Impératrice 

Le kiosque de l’Impératrice offre aujourd’hui une vue générale sur la roseraie, qui a remplacé le manège du prince impérial.     

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Le jardin des Présentateurs

Jean-Claude Nicolas Forestier fit également aménager le jardin des Présentateurs. Situé derrière les écuries de Lord Hertford, le jardin des Présentateurs longe le mur ouest du parc jusqu’à la maison du jardinier en chef, qui se dresse devant le potager. 

Deux allées latérales, bordées de parterres fleuris, encadrent une allée centrale ponctuée d’arceaux autour desquels s’enroulent chèvrefeuilles, rosiers grimpants, glycines et clématites. Le promeneur est accueilli par deux termes à tête de faune, qui marquent l’entrée de l’allée centrale.

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Une terrasse surélevée de quelques marches, à l’est, et le mur de clôture du parc, à l’ouest, encadrent ce jardin légèrement encaissé. Un parterre bordé d’une petite haie de buis borde le muret de la terrasse, interrompu par des escaliers habituellement ornés de pots en terre cuite plantés de géraniums.

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Une allée du jardin des Présentateurs, du côté du potager

 A l’autre extrémité du jardin des Présentateurs, le promeneur rejoint le potager, puis le jardin des Iris. C’est en 1920 que Forestier aménagea ce jardin d’iris aux murs de verdure, d’inspiration hispano-mauresque. Entouré de massifs bordés de buis, il offre plusieurs variété d’iris qui fleurissent au mois de mai.

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La fontaine des Amours

L’extrémité méridionale du jardin des Iris est occupée par la fontaine des Amours, que Raymond Sudre (1870-1962) réalisa en 1919. Le groupe sculpté de cette fontaine représente deux amours enlacés. Posé sur un socle, il domine une grande coquille qui reçoit le jet d’un tuyau et laisse échapper son trop-plein.

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 Vue de la pièce d’eau des nymphéas et sa cascade

Sur les terrains situés au nord du parc, qui faisaient autrefois partie du château de Madrid, Forestier fit aménager la pièce d’eau des nénuphars, en forme d’hommage à Claude Monet. Comme à Giverny, un chemin étroit et tortueux permet de se promener autour de la pièce d’eau dont la surface est ponctuée de lotus et de nénuphars.

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Vue rapprochée de la cascade de la pièce d’eau des nymphéas

Une grotte artificielle pratiquement dissimulée sous une végétation sauvage, aménagée au fond de la pièce d’eau des nénuphars, se dévoile rapidement au regard, d’abord captivé par les reflets mouvants de l’eau. Une cascade abondante, qui retombe en rideau devant l’arche de la grotte, accompagne la promenade d’un joli clapotis.  

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Vue de la grotte dessinée par Varé, située au fond de la pièce d’eau des nymphéas, derrière la cascade

Le promeneur peut s’aventurer à l’intérieur de la grotte constituée de rochers accumulés, emprunter les pierres et passer sur l’autre rive du bassin…

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Vue de la pièce d’eau des nymphéas à travers la chute d’eau de la cascade

…non sans jeter un œil sur l’effet de l’eau, vu de l’intérieur de la grotte !

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Vue du chemin longeant la pièce d’eau des nymphéas, quittant la grotte de la cascade

Le chemin reprend à l’issue de la grotte et rejoint l’une des allées du jardin tracé au XIXe siècle, non loin d’un splendide hêtre pourpre sous lequel il est agréable de se reposer !

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Eugène-Désiré Piron (1875-1928)

Les Druides, 1908, Paris, domaine de Bagatelle

En 1917, le Conseil municipal de Paris décide d’installer deux monuments dans le parc de Bagatelle, dont une assemblée de Druides. Situé à proximité des ruines reconstituées de l’ancienne abbaye de Longchamps, ce groupe monumental en pierre avait été exécuté, en 1908, par le statuaire Eugène Piron.

Petit-neveu du poète Alexis Piron, ancien élève de Louis-Ernest Barrias et lauréat du Prix de Rome en 1903, Eugène Piron eut une fin tragique. Retiré à Salon-de-Provence, où il vivait seul, l’artiste, âgé de 54 ans, se pendit en effet dans son atelier. La presse de l’époque attribua « ce suicide à la misère », laissant supposer que l’artiste ne parvenait plus à vivre de son art (Cœmedia, 19 novembre 1928, p. 3).       

A Bagatelle, les oies ponctuent la promenade des visiteurs… 

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Les paons préfèrent en revanche prendre le soleil…

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Mais attention, si vous prenez quelques instants de repos à la buvette, près du grand rocher, par exemple pour manger une crêpe, prenez garde aux paons, ils sont très gourmands !

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