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L’immeuble au profil de Galilée (1883)

Rue Galilée

immeuble rue galilée

La façade à pans coupés située à l’intersection des rues Galilée et Hamelin

C’est en 1883 que les architectes Frantz Jourdain (1847-1935) et Henri Fivaz (1856-1933) imaginèrent l’ensemble immobilier en « brique et pierre » situé à l’angle des rues Galilée et Hamelin. Le pan coupé de cet immeuble, ordonné à la manière d’une façade d’hôtel particulier et constitué uniquement en pierre de taille, contrairement aux ailes des rues adjacentes, présente le décor le plus abondant. 

Les façades latérales s’appuient sur un rez-de-chaussée et un premier étage, où la place réservée à la brique est réduite à quelques bandeaux. Les niveaux supérieurs présentent en revanche des trumeaux de brique rouge, qu’interrompent seulement les encadrements des fenêtres et de petits panneaux de pierre servant de support à des agrafes décoratives en fer forgé. Trois carreaux de céramique distinguent le linteau des fenêtres du second étage, qui sont devancées par de larges balcons enserrant plusieurs travées. Une frise à semblables carreaux de céramique se loge également entre les consoles du balcon filant du dernier étage.

imm rue gallilée détail

Le médaillon avec le profil de Galilée

Le grand étage du pan coupé, distingué par un balcon en cul-de-lampe, est le plus soigné. Ce bel étage possède une arcade moulurée, voûtée en anse de panier et flanquée de fines colonnes torses, qui s’élève sur deux niveaux. Cette arcade enserre deux rangs de fenêtres disposés en registres superposés. A la base de cette arcade, les fenêtres correspondent au second étage des ailes de l’immeuble : elles sont rectangulaires, avec un linteau décoré d’une frise à carreaux de céramique. Au registre supérieur, les fenêtres de l’arcade sont en revanche cintrées.

Entre ces fenêtres, un panneau vertical de céramique à motifs de fruits, d’oiseaux et de vasques, rappelant les fameuses « grotesques » de la Renaissance italienne, rehausse le trumeau de pierre. Ce panneau reçoit, dans sa partie supérieure, un médaillon en mosaïque, représentant le profil de Galilée. 

Le chef-d’œuvre de Frantz Jourdain, plus tardif, fera de l’homme l’un des artisans du retour à l’architecture de métal et de verre : il s’agit des Nouveaux magasins de la Samaritaine, dont Jourdain conduira le chantier en 1905. Cet admirateur de la galerie des Machines de l’Exposition Universelle de 1889 y exploitera les leçons de Boileau et Eiffel, concepteurs du bâtiment d’une autre grande enseigne commerciale : le « Bon Marché ».

Fervent défenseur de la couleur en architecture, Frantz Jourdain développera, à la Samaritaine, son goût des frises décoratives, cette fois en lave émaillée, privilégiant les motifs « naturalistes ». 

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